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Analyse politique du conseil municipal du 30/04/2026

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1. Synthèse générale de la séance

Séance d’installation à l’ambiance initialement studieuse mais qui s’est rapidement tendue, notamment sur les questions budgétaires. La nouvelle majorité a déroulé son narratif axé sur la rupture gestionnaire, la “remise en ordre” des finances et la maîtrise des coûts, utilisant des délibérations techniques (Règlement Budgétaire, Budget Primitif) comme une tribune politique pour critiquer le bilan de l’ancienne équipe. Des choix idéologiques forts ont été actés, comme l’abandon du budget participatif et la mise en place de mesures sociales régressives (cantine à 1€). L’opposition, souvent mise en position défensive, a pointé les contradictions, les failles techniques et les angles morts (sociaux, écologiques, démocratiques) du projet majoritaire, réussissant à mettre en difficulté le maire sur plusieurs points, notamment la sincérité budgétaire et sa conception autoritaire du pouvoir.

2. Principales délibérations et décisions

Fixation des taux d’imposition 2026

  • Sujet traité : Vote des taux des taxes directes locales.
  • Décision prise : Maintien des taux de 2025 (Taxe Foncière bâtie : 68,52%).
  • Arguments de la majorité : Respect d’une promesse de campagne (“sans augmenter la pression fiscale”).
  • Interventions de l’opposition : Aucune intervention rapportée sur ce point spécifique.
  • Résultat du vote : Adopté.
  • Enjeu politique principal : La majorité affiche une stabilité fiscale, argument simple et efficace. Elle occulte cependant la hausse mécanique des bases cadastrales qui augmente de fait l’impôt payé.
  • Niveau d’importance : Fort.

Adoption du Budget Primitif (BP) 2026

  • Sujet traité : Vote du budget de la commune pour 2026, s’équilibrant à environ 72,7 M€.
  • Arguments de la majorité :
  • Discours axé sur l’assainissement des finances, la maîtrise des dépenses, la réduction de l’investissement et le non-recours à l’emprunt, présentés comme un acte de gestion responsable face à un contexte difficile et un héritage jugé problématique.
  • Mise en avant de mesures “sociales” comme la cantine à 1€.
  • Interventions de l’opposition (Anne Marchand, Marie-Claire Bécret-Dallé, Emeric Lavitola) :
  • Contestation de la sincérité des indicateurs (ratio de désendettement de 9,99 ans qualifié d’« inventé »).
  • Alerte sur la dégradation de la situation financière (épargne nette quasi nulle, hausse des charges générales de +5%).
  • Dénonciation des contradictions entre les ambitions affichées (écologie) et les actes budgétaires (baisse du budget “Plan Arbre”).
  • Mise en lumière des promesses non financées (maison de santé, police municipale).
  • Critique du caractère inéquitable de la cantine à 1€, qui profite davantage aux plus aisés.
  • Résultat du vote : Adopté (l’opposition a voté contre).
  • Enjeu politique principal : La majorité impose un narratif de rigueur et d’austérité, tandis que l’opposition déconstruit ce discours en pointant l’insincérité, le manque d’ambition et les injustices sociales du budget.
  • Niveau d’importance : Fort.

Adoption du règlement budgétaire et financier (RBF)

  • Sujet traité : Adoption du RBF (obligatoire avec la comptabilité M57) et présentation des Autorisations de Programme / Crédits de Paiement (AP/CP).
  • Arguments de la majorité : Présentation des AP/CP comme un outil de transparence et de maîtrise des coûts, en opposition à une gestion passée qualifiée de défaillante (dépassements sur les chantiers).
  • Interventions de l’opposition (E. Lavitola) :
  • Accusation du maire de “continuer sa campagne” et de faire de la “caricature”.
  • Justification des dépassements passés par les aléas de chantier et le contexte économique (inflation).
  • Enjeu politique principal : Le maire instrumentalise un dossier technique pour en faire une tribune politique contre la mandature précédente, installant le cadre du débat pour tout le mandat.
  • Niveau d’importance : Fort.

Abandon du budget participatif

  • Sujet traité : Absence de ligne budgétaire pour le budget participatif.
  • Décision prise : Le Maire annonce la fin du budget participatif.
  • Arguments de la majorité : C’est une “opportunité individuelle” et non une politique globale. La vraie participation, c’est la démocratie représentative (“c’est nous”).
  • Interventions de l’opposition : Défense d’un outil de citoyenneté active, rappelant qu’il est issu d’un vote citoyen.
  • Enjeu politique principal : Rupture idéologique majeure. La majorité affiche une vision verticale et descendante du pouvoir.
  • Niveau d’importance : Fort.

Subventions aux associations

  • Sujet traité : Attribution des subventions de fonctionnement aux associations.
  • Décision prise : L’enveloppe globale est présentée comme “maintenue” (1,5 M€), mais est en réalité en baisse de 41 050 € (-2,7%) par rapport à 2025 (à périmètre comparable).
  • Arguments de la majorité : Annonce d’une future refonte des critères plus restrictive (autofinancement, sobriété…). Refus de subventionner des associations comme la LICRA, ADN, Dordogne-Palestine, qualifié de “choix politique” avant rétractation.
  • Interventions de l’opposition : Dénonciation de la “baisse cachée” et du manque de transparence. Alerte sur le discours culpabilisant envers les associations et sur les conséquences sociales des coupes annoncées (fin de la mise à disposition de personnel).
  • Enjeu politique principal : La majorité prépare une politique d’austérité pour le monde associatif, masquée par une communication trompeuse, et assume des choix idéologiques.
  • Niveau d’importance : Fort.

3. Points saillants politiques

  1. La stratégie du “procès du passé” : Le maire et sa majorité ont systématiquement utilisé chaque délibération (budget, RBF) pour critiquer la gestion de la mandature précédente (“mauvaise gestion”, “dérive des coûts”, “remettre de l’ordre”).
  • Pourquoi c’est important : C’est leur stratégie centrale pour asseoir leur légitimité et justifier leurs futures orientations, y compris l’austérité.
  • Comment l’utiliser : Dénoncer cette posture de “procureur” qui masque un vide programmatique. “Les habitants n’ont pas élu un commentateur, mais un maire pour agir.” Exiger de la majorité qu’elle présente sa propre vision.
  1. L’abandon du budget participatif : Le maire a brutalement annoncé la fin du dispositif, opposant démocratie représentative (“c’est nous”) et participation citoyenne.
  • Pourquoi c’est important : C’est un recul démocratique majeur et un marqueur politique très à droite, révélant une vision verticale et méfiante du pouvoir.
  • Comment l’utiliser : Dénoncer une “démocratie confisquée”. Mobiliser les anciens porteurs de projet et les associations attachées à la participation. “La majorité veut gouverner sans les habitants.”
  1. Le double discours sur les subventions associatives : La majorité annonce un “maintien” qui est en réalité une baisse de 41 000€ et refuse de financer des associations de lutte contre les discriminations et de solidarité (LICRA, etc.).
  • Pourquoi c’est important : Cela révèle un manque de sincérité et un arbitrage idéologique contre des acteurs du vivre-ensemble. L’annonce de la fin des mises à disposition de personnel est une bombe à retardement pour le secteur culturel et sportif.
  • Comment l’utiliser : Communiquer massivement sur la “baisse cachée” et le “choix politique” d’affaiblir les associations de défense des droits. Alerter les associations sur les futures coupes structurelles annoncées.
  1. La contradiction flagrante sur l’écologie : Le maire, VP à la transition écologique à l’Agglo, présente un budget qui réduit le “Plan Arbre” à 30 k€ et abandonne des projets de végétalisation (“rue jardin”).
  • Pourquoi c’est important : C’est un point faible majeur. Le décalage entre le discours et les actes budgétaires est patent et facile à comprendre.
  • Comment l’utiliser : Marteler cette contradiction. “L’écologie de la majorité : des discours verts, des budgets gris.” Demander un vrai plan de végétalisation chiffré.
  1. L’insincérité budgétaire et les promesses non financées : L’opposition a pointé de nombreux projets annoncés par le maire (terrain de rugby à 2 M€, maison de santé…) qui ne figurent pas au budget.
  • Pourquoi c’est important : Cela met en cause la crédibilité du budget et la transparence de la majorité. C’est une pratique clientéliste qui contourne le débat démocratique.
  • Comment l’utiliser : Communiquer sur le thème : “Un budget insincère : des millions annoncés à l’extérieur, mais invisibles dans les documents officiels”. Exiger des clarifications par question écrite.
  1. La posture autoritaire et cassante du maire : Il a qualifié les critiques de “fixations” ou de “phraséologie militante”, a posé un ultimatum sur les indemnités des élus, et a montré une fébrilité face à la contradiction.
  • Pourquoi c’est important : Ce style révèle une conception verticale du pouvoir et un manque de respect pour le débat.
  • Comment l’utiliser : Pointer calmement ce style comme un symptôme de son projet politique (“le chantage plutôt que le débat”). Contraster cette posture avec une proposition de dialogue et de co-construction.
  1. Le départ du Directeur Général des Services (DGS) : Annoncé en fin de séance, ce départ est un événement majeur. Le DGS a invoqué sa “fidélité humaine” à l’ancienne équipe.
  • Pourquoi c’est important : C’est un séisme administratif qui révèle une rupture politique et peut freiner la mise en œuvre du projet de la nouvelle majorité, qui doit recruter un nouveau pilier administratif.
  • Comment l’utiliser : Surveiller de très près le processus de recrutement. Questionner la capacité de la nouvelle majorité à se mettre en ordre de marche et à mobiliser l’administration.

4. Analyse de la majorité municipale

Forces de la majorité

  • Maîtrise du narratif politique : Le maire impose ses thèmes (rigueur, rupture, ordre) et réussit à transformer des débats techniques en avantage politique à court terme.
  • Communication simple et efficace : L’argument de la stabilité fiscale ou de la cantine à 1€ est percutant, même si factuellement trompeur ou socialement régressif.
  • Cohésion de façade : La majorité semble coordonnée et vote d’un seul bloc, sans dissonance visible pour l’instant.
  • Volontarisme affiché : L’équipe utilise un vocabulaire fort (“choix affirmé”, “volonté claire”) pour donner l’image d’une équipe qui décide et assume ses ruptures.

Faiblesses de la majorité

  • Contradictions politiques permanentes : Entre les discours et les actes (écologie), entre la posture et le fond (budget hérité mais critiqué), entre les annonces et la réalité (subventions, projets non budgétés).
  • Formulation politique : “La majorité a des ambitions dans ses discours, mais des coupes dans son budget.”
  • Manque de transparence et sincérité budgétaire : Le budget cache une baisse pour les associations et omet des investissements annoncés ailleurs. La justification de certains chiffres (ratio de désendettement, forfait du privé) est confuse.
  • Formulation politique : “La majorité cache ses choix idéologiques derrière un discours de gestionnaire et un budget insincère.”
  • Posture autoritaire et fébrile : Le maire répond souvent par l’agressivité, l’invective (“dystopique”, “fixation”) ou le chantage, ce qui trahit une difficulté à accepter la critique.
  • Formulation politique : “Quand la majorité est mise face à ses erreurs, elle répond par l’agressivité plutôt que par des réponses sur le fond.”
  • Angles morts sociaux et écologiques : Le projet est présenté sous un angle quasi-exclusivement financier et gestionnaire, ignorant l’utilité sociale, l’impact écologique ou la démocratie participative.
  • Formulation politique : “Pour la majorité, un projet n’est qu’une ligne budgétaire. Pour nous, c’est d’abord un service pour les habitants et un impact sur notre environnement.”
  • Impréparation sur des dossiers structurants : Aveu du maire sur sa méconnaissance du bail de Cap Cinéma, report de promesses phares (police, stade) faute d’anticipation technique.
  • Formulation politique : “À peine élus, déjà des renoncements. La majorité semble découvrir les dossiers et naviguer à vue.”

5. Analyse de l’opposition de gauche

Forces de l’opposition

  • Interventions pertinentes et techniques : Le groupe a su mener une critique structurée et chiffrée du budget, mettant en lumière les failles méthodologiques (ratio de désendettement) et les contradictions.
  • Mise en difficulté de la majorité : L’opposition a réussi à exposer les contradictions du maire, notamment sur l’écologie, les subventions et les projets non budgétés, le forçant à se justifier ou à se contredire.
  • Sujets porteurs identifiés : La justice sociale (cantine), la démocratie locale (budget participatif), la défense des services publics (école) et du monde associatif sont des thèmes centraux pour la gauche, bien identifiés.
  • Vigilance technique : La détection d’erreurs dans les PV ou les délibérations renforce la crédibilité du groupe.

Faiblesses ou points à améliorer

  • Posture parfois trop défensive : La réaction s’est parfois limitée à justifier le passé, laissant l’initiative à la majorité. Il faut pivoter plus vite de la défense à l’attaque.
  • Absence de proposition alternative formalisée : La critique est efficace, mais elle gagnerait à être plus systématiquement accompagnée d’un contre-budget ou de priorités alternatives claires (“Avec ces mêmes moyens, nous aurions fait…”).
  • Silence sur certains dossiers techniques : L’absence d’intervention sur certaines délibérations (subventions sectorielles, RH) a pu donner une image d’absence ou de manque de préparation sur ces points.
  • Risque de dépendre d’un seul orateur : La charge des interventions repose souvent sur un ou deux élus. Il faut diversifier les prises de parole pour montrer la force du collectif.

Opportunités politiques

  • Construire des propositions alternatives : Sur chaque grand sujet (budget, associations, écologie), préparer une contre-proposition axée sur la justice sociale, l’écologie et la démocratie.
  • Exiger la transparence : Systématiser les demandes de documents par question écrite (cahiers des charges, études, listes des subventions refusées, baux de longue durée…).
  • S’allier avec la société civile : Contacter les associations menacées (LICRA, clubs pénalisés), les fédérations de parents d’élèves, les collectifs écologistes et les syndicats pour construire des fronts communs.
  • Travailler l’axe “Ambition contre Frilosité” : Opposer la vision “comptable” et frileuse de la majorité à un projet de gauche qui assume l’investissement public comme levier de progrès.

6. Angles d’attaque et messages politiques

  1. Une majorité comptable, sans ambition pour la ville.
  • Constat : Le seul prisme d’analyse de la majorité est financier. Elle réduit l’investissement et sacrifie les projets.
  • Critique : Cette vision va freiner le développement de la ville et dégrader les services publics.
  • Alternative : Défendre un investissement public ambitieux au service de la transition écologique et de la justice sociale.
  • Phrase-clé : “La majorité nous parle de chiffres, nous voulons parler d’avenir. Gérer une ville, ce n’est pas seulement tenir des comptes, c’est porter un projet pour ses habitants.”
  1. La démocratie confisquée : gouverner sans les habitants.
  • Constat : Suppression brutale du budget participatif, refus du débat en commission, mépris pour les corps intermédiaires.
  • Critique : La majorité affiche une vision autoritaire du pouvoir où la démocratie s’arrête le soir de l’élection.
  • Alternative : Proposer un “Pacte pour la démocratie locale” (droit d’interpellation, concertation renforcée, etc.).
  • Phrase-clé : “Vous avez été élus pour représenter les habitants, pas pour les faire taire. En supprimant le budget participatif, vous leur tournez le dos.”
  1. Le procès du passé pour masquer le vide du présent.
  • Constat : Le maire consacre plus de temps à critiquer ses prédécesseurs qu’à présenter son propre projet.
  • Critique : Cette posture de procureur est une stratégie pour ne pas avoir à dévoiler ses propres arbitrages et son impréparation.
  • Alternative : Exiger un calendrier précis et un financement pour les projets de la majorité.
  • Phrase-clé : “Les habitants attendent des actions concrètes pour leur quotidien, pas un match retour permanent. Il est temps de tourner la page de la campagne et de se mettre au travail.”
  1. L’écologie : un affichage sans budget, une imposture politique.
  • Constat : Le maire, VP à l’écologie, coupe dans le budget des arbres et abandonne les projets de végétalisation.
  • Critique : L’écologie n’est qu’un slogan pour la majorité, un prétexte pour justifier des coupes, mais pas une priorité politique.
  • Alternative : Proposer que chaque grand projet soit assorti d’une “évaluation d’impact social et environnemental”.
  • Phrase-clé : “L’écologie ne se décrète pas, elle se budgette. Pour l’instant, nous avons des mots, mais nous attendons les euros.”
  1. Une politique sociale à l’envers : des cadeaux aux riches, l’austérité pour les associations.
  • Constat : La cantine à 1€ bénéficie principalement aux plus aisés, tandis que les subventions aux associations baissent et que les acteurs de la solidarité sont écartés.
  • Critique : Sous couvert de “social”, la majorité mène une politique qui creuse les inégalités.
  • Alternative : Défendre une tarification réellement progressive et un soutien inconditionnel aux associations qui créent du lien social.
  • Phrase-clé : “Votre justice sociale, c’est de prendre 1€ aux pauvres pour en donner 50 aux riches. Nous appelons ça une injustice.”

7. Questions à poser lors du prochain conseil

  1. Concernant le départ du DGS, pouvez-vous nous présenter le calendrier de recrutement de son successeur et les grandes lignes de la réorganisation administrative que vous avez évoquée ?
  2. Pouvez-vous nous présenter le calendrier et le plan de financement de l’investissement de 2 M€ pour le terrain de rugby, et nous expliquer pourquoi il n’a pas été inscrit au budget primitif ?
  3. Le budget “Plan Arbre” a été réduit à 30 000 €. Combien d’arbres prévoyez-vous de planter avec cette somme et comment cela s’articule-t-il avec votre ambition de lutter contre les îlots de chaleur ?
  4. Pouvez-vous nous fournir la liste des associations ayant demandé une subvention cette année et qui n’en ont pas obtenu (LICRA, ADN, etc.), avec le motif du refus pour chacune ?
  5. Pouvez-vous nous fournir le tableau détaillé, par tranche de quotient familial, de l’impact de la nouvelle tarification de la cantine à 1€ ?
  6. Vous avez annoncé la fin du budget participatif. Par quels mécanismes concrets et contraignants comptez-vous garantir que la parole des habitants sera traduite en actions ?
  7. Concernant la fin annoncée de la mise à disposition de personnel municipal aux associations, pouvez-vous nous fournir la liste des structures concernées et la valorisation financière de cette aide ?
  8. Suite à la délibération sur Cap Cinéma, pourriez-vous fournir au conseil la liste exhaustive des baux et concessions de longue durée engageant la ville ?
  9. Concernant les erreurs relevées dans les procès-verbaux, quelles mesures allez-vous prendre pour garantir la fiabilité des transcriptions présentées à l’avenir ?
  10. La hausse des charges générales a été de +5% dans le budget 2026. Pouvez-vous nous détailler les postes de dépenses concernés par cette augmentation ?

8. Sujets à vérifier ou approfondir

  • Chiffres à contrôler : Vérifier le calcul du ratio de désendettement (CA 2025 vs BP 2026). Obtenir le montant exact de la baisse des subventions et les variations par association. Chiffrer précisément le coût de 10 policiers municipaux.
  • Documents à demander :
  • Le règlement budgétaire et financier (RBF) finalisé.
  • La liste exhaustive des représentations des élus dans tous les organismes extérieurs.
  • Le rapport de la contrôleuse de gestion sur les heures supplémentaires (450 K€/an).
  • Le bail emphytéotique initial de Cap Cinéma.
  • Incohérences à documenter :
  • Archiver toutes les annonces d’investissement faites dans la presse qui ne sont pas dans le budget.
  • Documenter l’écart entre le discours pro-sécurité et le report des investissements pour la police.
  • Promesses à archiver : Archiver précisément les déclarations du maire sur la maîtrise des budgets pour pouvoir les confronter aux faits lors du premier dépassement constaté.
  • Recherche complémentaire : Contacter la LICRA, ADN et Dordogne-Palestine pour savoir si elles ont bien déposé un dossier de demande de subvention.

9. Éléments de communication

Communiqué court

Le groupe d’opposition de gauche a voté contre un budget 2026 qui manque de sincérité, d’ambition et de justice. Derrière un discours de rigueur, la majorité prépare une politique d’austérité, en baissant les subventions aux associations et en sacrifiant les investissements pour le climat. Dans le même temps, elle met fin au budget participatif, tournant le dos aux habitants, et met en place des mesures socialement injustes comme la cantine à 1€. Nous dénonçons ces choix politiques et idéologiques, et nous resterons vigilants pour défendre un service public de qualité, une véritable transition écologique et une démocratie locale vivante.

Messages pour réseaux sociaux

  1. #ConseilMunicipal 🏛️ La nouvelle majorité parle beaucoup de “rigueur” mais son budget est surtout marqué par le manque d’ambition. Moins d’arbres, moins de participation citoyenne, moins de soutien aux associations. Gérer, c’est bien. Agir pour l’avenir, c’est mieux ! #Périgueux
  2. BUDGET PARTICIPATIF : C’EST FINI ! ❌ Le maire l’a annoncé : fini les projets proposés et votés par les habitants. Une décision brutale qui montre son mépris pour la participation citoyenne. Une ville se construit AVEC ses habitants, pas sans eux ! #DémocratieLocale
  3. SUBVENTIONS 📉 | La majorité vous dit qu’elle “maintient” les subventions aux associations ? FAUX. Le budget 2026, c’est – 41 050 € et des associations de lutte contre les discriminations écartées. Un mauvais signal pour la vie locale. #Transparence #VieAssociative
  4. ÉCOLOGIE 🌳📉 : La nouvelle majorité parle d’écologie mais coupe le budget “Plan Arbre” ! Des discours verts mais des décisions grises. Nous demandons un vrai plan de végétalisation pour rafraîchir notre ville. #Contradiction
  5. CANTINE SCOLAIRE | 🗣️ Une mesure juste ? La majorité instaure la cantine à 1€. Résultat : 58€ d’économie par mois pour une famille aisée, 1,44€ pour une famille modeste. C’est leur vision du “social” ? Nous, nous défendons une tarification juste. #JusticeSociale

Citations ou formulations réutilisables

  1. “Votre obsession pour les chiffres vous fait oublier les gens.”
  2. “La rigueur ne doit pas être un prétexte à l’inaction et au recul démocratique.”
  3. “Vous semblez plus à l’aise dans le rôle de procureur du passé que dans celui de bâtisseur de l’avenir.”
  4. “L’écologie, ce ne sont pas des titres ou des discours, ce sont des lignes budgétaires. Et sur ce point, votre compte n’y est pas.”
  5. “Votre justice sociale, c’est de faire des cadeaux aux plus riches avec l’argent de tous.”

10. Conclusion stratégique

Cette première séance fixe le cadre politique du mandat : la majorité a choisi l’angle de la rupture gestionnaire et idéologique pour asseoir sa légitimité. Le rapport de force l’avantage pour l’instant car elle impose son récit. Pour l’opposition, le piège serait de rester enfermée dans la justification du passé. La priorité stratégique est de pivoter rapidement de la défense à la proposition et à l’attaque. Il faut systématiquement déconstruire le discours de la majorité avec des faits (insincérité, contradictions), incarner une alternative sur les sujets porteurs (justice sociale, écologie, démocratie) et exploiter les failles révélées (impréparation, autoritarisme). La prochaine prise de parole doit marquer ce changement : mettre au défi la majorité de présenter ses projets et dénoncer leurs angles morts.