Après la polémique à Bergerac, le Canon français se replie à Périgueux : Michel Cadet doit clarifier sa position
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Après la polémique suscitée par son organisation à Bergerac, le banquet du Canon français trouve finalement refuge à Périgueux.
Notre ville ne découvre donc pas un simple événement privé : elle devient le point de chute d’un rassemblement déjà largement questionné pour les références idéologiques qu’il véhicule.
Ce déplacement aurait pu n’être qu’un simple changement de lieu. Mais les déclarations des organisateurs sur ICI Périgord lui donnent aujourd’hui une toute autre dimension lorsqu’ils affirment avoir reçu un “très bon accueil” de la municipalité de Périgueux.
Cette phrase interroge. Alors que la nature de cet événement, ses références et la vision de la société qu’il porte ont suscité de nombreuses réactions, comment expliquer qu’une telle initiative trouve non seulement une solution de repli à Périgueux, mais semble avoir bénéficié d’une écoute favorable de la part de la nouvelle majorité municipale ?
Depuis la campagne municipale, nous alertons sur les ambiguïtés de Michel Cadet et sur les équilibres politiques qui entourent sa majorité. On nous expliquait alors que ces inquiétudes étaient infondées.
Pourtant, depuis son élection, les signaux se multiplient.
Aujourd’hui, une question simple se pose : comment expliquer que Périgueux devienne naturellement la solution de repli d’un événement qui a suscité autant de réactions à quelques kilomètres d’ici ?
Les Périgourdines et les Périgourdins méritent une clarification.
Être maire, ce n’est pas seulement administrer une ville. C’est aussi incarner un cap, défendre des valeurs et savoir dire où l’on place les limites. Face à l’extrême droite, l’ambiguïté n’est jamais neutre. Les silences finissent toujours par avoir un sens.
Périgueux nous rassemble continuera à défendre une ville ouverte, solidaire et fidèle à son histoire républicaine.
