Canon Français à Périgueux : les déclarations de l’organisateur contredisent la version du maire
Publié le
Depuis plusieurs jours, Michel Cadet affirme qu’il n’avait pas d’autre choix que de louer une salle au Canon Français, laissant entendre que la Ville de Périgueux ne faisait que subir cette situation.
Or, les déclarations publiées par Reporterre apportent un élément nouveau et majeur. Dans cet article, Pierre-Alexandre de Boisse, cofondateur du Canon Français y affirme : “La mairie nous a contactés, et l’ambiance est meilleure là-bas.”
Cette déclaration du dirigeant de la SAS Canon français contredit directement la communication du maire. Il ne s’agirait plus d’une simple demande de location à laquelle la Ville aurait été juridiquement contrainte de répondre, mais d’une démarche proactive de la municipalité pour accueillir cet événement à Périgueux.
Cette révélation appelle des explications claires. Michel Cadet doit répondre à plusieurs questions simples : la Ville de Périgueux a-t-elle pris l’initiative de contacter les organisateurs du Canon Français ? Pourquoi cette démarche n’a-t-elle jamais été évoquée dans les prises de parole publiques du maire ?
Depuis le début de cette affaire, Michel Cadet présente sa décision comme une obligation juridique. Pourtant, le droit n’impose pas à une commune de démarcher les organisateurs d’un événement pour leur proposer une solution de repli.
Les Périgourdins sont en droit de connaître la vérité.
Nous demandons au maire de mettre fin aux ambiguïtés et de rendre publics les échanges intervenus entre la Ville et les organisateurs.
Plus que jamais, nous appelons les habitants attachés aux valeurs républicaines à se rassembler mardi 30 juin à 18 heures devant l’Hôtel de Ville pour dire non à la banalisation de l’extrême droite dans notre ville.
