Tags sur la mairie et au domicile du maire : condamner les intimidations, sans renoncer au débat démocratique
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Le groupe d’opposition municipale Périgueux nous rassemble condamne sans réserve les dégradations commises sur les murs de l’Hôtel de Ville de Périgueux et au domicile du maire, Michel Cadet.
S’en prendre à un bâtiment public ou au domicile d’un élu n’est pas une forme d’expression politique. C’est une dégradation et, lorsqu’elle vise le domicile d’une personne, une atteinte particulièrement grave à la tranquillité et à la vie privée. La contestation politique ne peut jamais justifier l’intimidation ou la violence.
Mais cette condamnation doit être tout aussi claire sur un autre point : ces agissements ne doivent pas servir à détourner le débat de fond.
La venue du Canon français à Périgueux a suscité une mobilisation citoyenne, associative et politique importante. Près de 400 personnes s’étaient notamment rassemblées devant l’Hôtel de Ville le 30 juin pour demander l’annulation des banquets prévus à la Filature de l’Isle.
Cette mobilisation repose sur une interrogation politique légitime : quelle place une ville comme Périgueux souhaite-t-elle accorder à un événement dont les organisateurs et les soutiens ont suscité de nombreuses controverses sur leurs références idéologiques et leurs liens avec l’extrême droite ?
Nous avons toujours défendu une position constante : on peut combattre fermement l’extrême droite sans s’affranchir de l’État de droit.
C’est précisément parce que nous sommes attachés aux valeurs républicaines que nous refusons les intimidations, les dégradations et les violences.
Le débat démocratique doit continuer. Il doit même être renforcé. À Périgueux, nous voulons une confrontation politique ferme, argumentée et républicaine. Pas des tags sur les murs. Pas de menaces. Pas d’intimidation.
La République mérite mieux que cela.
Emeric Lavitola
Porte-parole du groupe d’opposition municipale Périgueux nous rassemble
