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Périgueux : la Filature, nouvelle adresse de l’écosystème Périclès ?

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En octobre, à quelques jours des banquets contestés du Canon français, la salle municipale de la Filature accueillera Thibault de Montbrial, président-fondateur de l’obscur Centre de réflexion sur la sécurité intérieure (CRSI), pour une réunion publique.

Simple coïncidence, évidemment. Sauf que le CRSI n’est pas un think-tank comme les autres.

Cette structure de réflexion sur les questions de sécurité intérieure bénéficie d’un financement du projet Périclès de Pierre-Édouard Stérin, vaste entreprise de financement et d’influence politique dont les documents internes, révélés par Le Monde, décrivent l’ambition de favoriser la victoire de la droite et de l’extrême droite. Ces mêmes documents font apparaître Thibault de Montbrial dans le dispositif envisagé autour de la « guérilla juridique » portée par Périclès.

Autrement dit, derrière cette conférence annoncée à la Filature, il ne s’agit pas simplement de la venue à Périgueux d’un avocat venu parler de sécurité. Il s’agit de l’intervention du dirigeant d’un think-tank identifié dans l’écosystème de financement et d’influence construit autour de Pierre-Édouard Stérin.

Et cette venue intervient dans un contexte qui interpelle.

Car elle s’ajoute, à quelques jours d’intervalle, à l’organisation à la Filature des banquets du Canon français, eux-mêmes inscrits dans un environnement politique et idéologique qui suscite de nombreuses interrogations.

Et comme si cela ne suffisait pas, la directrice de cabinet du maire a elle-même relayé sur ses réseaux l’annonce de cette conférence.

C’est précisément cette accumulation qui pose question.

Une salle municipale peut évidemment accueillir des réunions publiques. Mais lorsque s’y succèdent des événements liés à des réseaux politiques et d’influence situés à droite de l’échiquier politique, lorsque l’un des organismes invités a bénéficié d’un financement de Périclès, et lorsque l’entourage direct du maire contribue lui-même à la promotion de l’un de ces événements, la question n’est plus seulement celle de la location de la Filature.

Elle devient celle des liens, des relais et de la complaisance éventuelle de la Ville à l’égard de certains réseaux d’influence de la droite radicale.

À Périgueux, la majorité municipale doit donc répondre à une question simple : La Filature est-elle devenue, sous ce mandat, un nouveau salon mondain pour l’écosystème Périclès et les réseaux qui gravitent autour de la droite radicale ?